Beaucamps-Ligny : à 14 ans, Emma a présenté son film au Kinepolis de Lomme

La Voix de Nord

Publié le 22/06/2015

PAR CHRISTOPHE DECLERCQ (CLP)

Belle histoire que celle d’Emma Lopes, collégienne et réalisatrice d’un premier film intitulé « Aim’ma », qu’elle vient de présenter en avant-première sur grand écran au Kinepolis de Lomme devant près de 150 spectateurs.

248891167_B975872546Z_1_20150622110527_000_GBT4N8G2B_1-0.jpg.png

Parmi les participants, les acteurs principaux de ce court-métrage de vingt minutes Emma (la même), Laurianne, Manon et Victor, les figurants sélectionnés au casting, les techniciens (perchiste, cameraman, monteur…), des professeurs de l’institution Sainte-Marie où certaines scènes ont été tournées, la maire de Beaucamps-Ligny (Catherine Lefebvre), la famille, de nombreux proches de l’adolescente et aussi Philippe Roca, conseiller en développement personnel, qui a contribué au casting. Tous ont applaudi le formidable travail de la jeune metteure en scène.

1649499472_B975872546Z_1_20150622110527_000_GBT4N8G2C_1-0(3).jpg.png  829162003_B975872546Z_1_20150622110527_000_GBT4N8G2D_1-0(2).jpg.png

« Je veux en faire mon métier »

Pas de montée des marches sur tapis rouge, ni d’étoile dorée sur le mur mais une belle ovation et de nombreux encouragements à poursuivre. « Je veux en faire mon métier », confie d’ailleurs la Beaucampoise qui voue une véritable passion au cinéma. Très vite attirée par le théâtre à l’âge de 10 ans, aimant se glisser dans la peau d’un autre, elle a ensuite animé des veillées de Noël, puis a flashé sur le travail du jeune réalisateur Kevin Williamson (Dawson’s Creek), aussi scénariste de Scream. « Pourquoi je n’essaierai pas ? », s’est-elle interrogée.

Alors, en octobre 2014, elle écrit un script, lance une circulaire à tous les collégiens pour recruter quatre acteurs principaux et une dizaine de figurants. Ensuite, casting enregistré au caméscope, sélection, puis premières séances de tournage avec un matériel professionnel, en dehors des heures de cours et parfois jusqu’à sept heures par jour. « On ne voyait pas le temps passer », raconte Emma qui a pris énormément de plaisir à réaliser ce film. « Les spectateurs ont réagi à la projection comme je le pensais. C’est une super expérience et je la trouve très réussie ! »

Dans les retours, tous ont été ébahis par ce « film assez impressionnant pour un film amateur ». Seul axe de progression, la qualité du son. Mais il est vrai que dans une salle sombre high-tech de 300 places, ça ne rend pas pareil que sur les haut-parleurs de son ordinateur.